NT04 - LUC, LE DOCTEUR ECRIT UN
LIVRE Act 1
Traduction
Clémentine Geraerts. Autrice Josine de Jong,
« Marie, Mère du Seigneur !! Oh ! Que
je suis heureux de te voir !»
Luc, un médecin d’Alexandrie, s’agenouille, plein de
respect, devant une femme aux cheveux frisés.
Elle est assise sur un petit banc, devant une
maisonnette de Jérusalem.
« J’ai tellement désiré te rencontrer. »
Marie sourit tendrement.
« J’ai souvent entendu parler de toi, Luc. Tu es
un compagnon de voyage de Paul, n’est-ce pas ? Avez-vous fait un voyage
intéressant de Philippes jusqu’ici ? Et… est-il vrai que tu écris un livre,
à propos… ? »
« Ça fait beaucoup de questions à la fois, »
dit Luc en souriant. « Oui, et seulement les évènements de Paul,
donneraient déjà matière à écrire un livre. Mais, mon premier souhait est de
même de tout relater dans le bon ordre, à propos de Ton Fils, mon Sauveur. Je
pense alors, que je dédirai mon livre à mon ancien Maître Monsieur Théophile.
Je lui suis toujours reconnaissant de m’avoir donné ma liberté, afin de ne plus
être un esclave. Voudriez-vous m’aider pour mon travail ? »
« Bien-sûr ! » s’écrie Marie,
heureuse. Elle est emballée par son visiteur. Il est tellement curieux et poli.
Oh ! Quelle bénédiction ça va être pour les
croyants, quand paraîtra ce livre de la vie et du travail de Jésus. Excité,
elle fait entrer Luc.
Luc veut écrire l’histoire de Jésus dans l’ordre
correct. Mais Marie a plus à cœur de parler des derniers événements, quand
Jésus allait partout, pour guérir les gens et leur faire le bien. Comme Il
était courageux, quand Il a donné sa vie pour nos péchés, et surtout…quand Il
est ressuscité et monté au ciel.
Quand elle dit combien elle désire Le revoir, une
larme perle au bout de ses cils…
Bien que Luc ait déjà reçu beaucoup d’enseignements
de la part de Paul, il est très impressionné par ce que lui a dit Marie. Il
décide de lui rendre visite souvent.
« Marie, » demande-t-il un jour, « comment
était Jésus lorsqu’Il était enfant? »
Marie hausse les épaules.
« Pourquoi désire-tu savoir cela, Luc ?
Jésus a grandi comme tous les enfants. Il devenait plus grand, plus fort, et
avait toujours plus de sagesse. Il était aimé de tout le monde. Sauf Sa
naissance miraculeuse Il n’y a qu’une distinction : Il voudrais faire
plaisir à Son Père… »
Luc hoche la tête : « faire de la
menuiserie, scier, mesurer…Il était un bon menuisier, je comprends… ?? »
Marie penche un peu la tête vers Luc, et le regarde
d’un air étonné.
Soudain, celui-ci comprend qu’il vient de dire une
bêtise…Il ne s’agit pas de Joseph, mais du Seigneur Dieu, qui est le vrai Père
de Jésus !!
Un peu gêné, il écoute la suite.
« Jésus aimait tellement aller à la synagogue,
Luc. Il trouvait merveilleux de chanter des passages de
Pendant un court instant, le silence règne dans la
maisonnette.
Dehors, on entend les enfants crier.
Ils jouent à se marier. Ceci rappelle à Luc les noces
de Cana, où Jésus changea l’eau en vin.
Comment peut-on imaginer ce même Seigneur avoir été
enfant ?
Marie l’accompagne.
« Hé ! Oui, c’était un enfant gentil, mais
un jour, Il nous a tout de même effrayés. C’était, justement, parce qu’Il avait
le grand désir d’en savoir plus sur Son Père. »
Luc ressant qu’une histoire importante va suivre. Il
ouvre en grand ses oreilles.
« C’était quand Jésus avait environ douze ans.
Je m’en souviens si bien, car Il venait de faire son Bar Mitswa… »
Luc hoche la tête. Il sait ce que cela signifie. Quand
les garçons atteignent l’âge de douze ans, ils doivent, pour la première fois,
faire une lecture dans la synagogue. Et à partir de ce jour, ils comptent parmi
les hommes.
Il y a une grande fête dans la famille, quand les
garçons deviennent « Fils de la loi ». Marie poursuit :
« Nous avions l’habitude, au printemps, d’aller
ensemble à Jérusalem, pour fêter
Mais quand les jours de fête furent passés et que
nous sommes rentrés à Nazareth, nous nous sommes aperçus que nous avions perdu
Jésus. Joseph pensa qu’Il se trouvait avec des amis, mais après vérification,
il sembla qu’Il n’y était pas.
Notre inquiétude grandissait avec le temps qui
passait. Nous avons fait le chemin à l’inverse, avec toujours cette même
question à chacun : « N’avez-vous pas vu un garçon, comme ci, comme
ça ? Et où penses-tu que nous l’avons trouvé, au bout de trois
jours ?...
Sur la place du temple, au milieu des enseignants !
A son aise. Il était assis, à écouter et à poser des questions.
Oh ! Luc, j’ai encore la scène devant les yeux.
Les scribes étaient stupéfaits de son savoir.
« A qui est cet enfant ? » se
demandaient-ils, les uns aux autres.
Nous arrivions juste à temps.
Un peu intimidés, nous nous sommes présentés.
« Qui est son maître, et d’où venez-vous? »
demandaient-ils. Et nous, bien sûr, nous leurs avons dit qui nous étions. Mais
que nous venions de Nazareth leur était quasiment impossible à croire. Ils
pensaient sans doute au dicton : « Il ne sort rien de bon de
Nazareth !»
J’étais heureuse quand nous avions pu partir avec
notre enfant. Hors de l’écoute des professeurs, j’ai réprimandé Jésus :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait ça ? Papa et moi t’avons
cherché partout ».
Jésus a réagi avec étonnement et a dit :
« Mère, pourquoi m’avoir cherché ? Ne savais-tu pas que J’étais
occupé avec les affaires de Mon Père ? »
Je regardais Joseph, puis Joseph me regarda. Nous ne
comprenions pas tout ce que cela voulait dire. Mais bon, Il nous obéit en nous
suivant tranquillement. Plus tard, je me réalisais que Jésus avait un grand
désir d’en savoir plus sur Dieu. Il n’y a pas de mal à ça, n’est-ce
pas ? »
Entre temps, la nuit tombe. Les voix de Luc et de
Marie se font moins fortes, pendant qu’ils continuent de dire combien il est
important qu’un enfant veuille apprendre beaucoup de choses sur Dieu.
« Mère, Marie, es-tu à la maison ?»
Des voix d’hommes interrompent le silence. Ce sont
Jean et Pierre, deux amis de Jésus, des lanternes à la main. Ils viennent voir
si tout va bien et apportent une corbeille de fruits à Marie.
Bien évidemment, le médecin, Luc, est heureux qu’ils
se joignent à eux.
Il va pouvoir leur raconter des histoires dont ils
auront l’exclusivité.
Puis, si tu prends